En préambule à cette réunion, la CGT a tenu à donner sa position sur la continuité de cette négociation. En effet, le plan de transformation présenté par le PDG au CCE du 10 octobre 2016 ainsi que le plan de tri-annualisation du temps de travail envisagé par la DG, dont la première réunion de négociation est fixée le 26 octobre prochain, vont impacter toute la durée de vie de l’accord GPEC puisqu’il est prévu sur 3 ans.

La DG a, pour le moment, refusé la demande de la CGT d’incorporation du plan de transformation présenté par le PDG dans les « Axes stratégiques définis par la Société » de la GPEC.

Cela ne semble gêner que la CGT, les autres organisations syndicales n’étaient ce jour-là, que pour poursuivre la lecture du document actuel, document qui n’est plus du tout d’actualité aujourd’hui.

D’autre part, le plan de tri-annualisation du temps de travail issue de la loi travail ainsi que de l’accord du 5 octobre dernier dans la métallurgie, accord signé par toutes les organisations syndicales sauf  par la CGT, va impacter significativement la vie des salariés de Dassault Aviation pour les 3 prochaines années.

 Car outre la variation du temps de travail, ce plan prévoira :

  • Les transferts « dits de solidarité » entre sites, en cohérence avec les filières stratégiques.
  • Un effort en formation sur la fabrication en 2017 pour combler les déficits, tout en s’inscrivant dans le plan de transformation.
  • Des recherches de travail, ou de prêts de personnels avec d’autres sociétés aéronautiques.
  • Du recours éventuel à des congés de fin de carrière (dépendent de l’issue des négociations GPEC en cours).

On voudrait nous faire croire, que toutes ces mesures annoncées au CCE du 10 octobre, ne devraient pas faire partie intégrale d’un accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sur les 3 ans à venir. De qui se moque-t-on ?

La délégation CGT a proposé  de sortir la négociation sur le CFC de la négociation GPEC de façon à ce que les salariés concernés par le CFC puissent intégrer le plus rapidement possible ce dispositif, qui aurait dû prendre effet au 1er novembre 2016. Visiblement, ce ne sera pas le cas, et plus on tardera, moins on trouvera de salariés pour pouvoir s’inscrire dans  ce congé de fin de carrière.

 Là aussi, nous sommes seuls à formuler cette demande.

 

La GPEC et la négociation sur la variation pluriannuelle du temps de travail vont se percuter, donc il y a peu de chance, que l’accord GPEC puisse entrer en vigueur avant l’année prochaine.

Mercredi va s’engager la première réunion sur le plan pluriannuel.

Nous n’avons reçu aucun élément, aucun document pour entamer cette négociation. Pourtant, dans tous les établissements des plans de charge circulent au niveau des agents de maîtrise, des débriefings sont organisés auprès des salariés sans que les IRP (institutions représentatives du personnel) ne soient informées et réunies.

On est dans tous les établissements sur des délits d’entrave. La direction veut aller vite, elle veut faire marcher son rouleau compresseur au mépris des plus élémentaires textes de loi.

Il faut dire qu’elle a de quoi être décomplexée par les multiples cadeaux fait par le gouvernement « dit de gauche », la mise en place de la loi travail, et son corollaire l’accord national du 23 septembre 2016 relatif à l’emploi dans la métallurgie.

 Les salariés ont intérêt à se mêler de ces négociations, car le réveil pourra être douloureux.

 

 

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