Les réformes menées ces dernières années par le gouvernement ont bouleversé les règles du droit du travail.

Aujourd’hui, les accords d’entreprise sont devenus prioritaires sur toutes les règles.

Exemples :
–  C’est par un accord d’entreprise que PSA (Peugeot/Citroën) a supprimé les 35h dans l’usine de Vesoul (signé par CGC et CFTC).

– C’est par un accord d’entreprise que Dassault a essayé d’imposer la « triannualisation du temps de travail » en 2016.

– C’est par un accord d’entreprise que la direction a tenté d’imposer toutes nos dates de congés cette année (et qu’elle y est parvenue en 2016).

De nombreuses conquêtes, ou reculs, dépendent désormais
des signatures de vos syndicats.

Un accord d’entreprise, pour être applicable, doit être majoritaire, c’est-à-dire qu’il doit être signé par des organisations syndicales représentant 50% des salariés. La direction ne peut pas imposer certains reculs sans consentement !

Pour info, voici le poids des organisations représentatives
chez Dassault Aviation :
  CGT : 26 ,76%
CFDT : 30,03%

CGC : 34,88%

 

Cet équilibre impose à la CGT de convaincre d’autres syndicats pour signer ou pour ne pas signer (suivant les cas) : dans ce cas, avoir l’appui des salariés est déterminant.

Impliquez-vous, syndiquez-vous !
Ne laissez pas une poignée d’élus prendre des décisions seuls à votre place !

C’est l’implication de tous, la discussion, le débat, qui font avancer les idées et qui font que certains syndicats signent ou ne signent pas un accord !

Que ce soit à la baisse ou à la hausse, tout est possible. Nous pourrions, par exemple, imposer à la direction un accord de réduction du temps de travail (32h, 30h, ou pourquoi pas 4 jours/semaine) ou un accord participation avec une part égale à tous les salariés, certaines entreprise le font. Il suffit de le vouloir !

Mérignac,  jeudi 21 juin 2018

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