Comment les revendications des salariés peuvent être crédibles lorsqu’elles sont portées par des organisations syndicales qui signent systématiquement les accords quel qu’en soit le contenu et sans avoir obtenu satisfaction ?

 

Pour 0,1 % de gain, soit en moyenne 1,70 € pour les Non cadres et 3,40 € pour les cadres, l’accord NAO été signé, et ce après un mois et demi de rajout au pseudo négociation, et d’une réunion avec le PDG.

 

– Nous portions votre demande d’égalité en pourcentage entre cadre et non cadre, pour la CGT il ne devrait pas avoir de différence de traitement entre ceux qui conçoivent et ceux qui construise les avions. Nous ne l’avons pas obtenu, l’accord a tout de même été signé par la CFDT et la CGC. L’égalité de traitement attendra encore…

– Nous demandions un accord signé fin décembre 2017 afin de pouvoir distribuer les augmentations dès le début d’année 2018. Nous ne l’avons pas obtenu, l’accord a tout de même été signé .

– Nous portions votre demande d’un budget spécifique pour les jeunes et un budget pour l’égalité homme femme. Nous ne les avons pas obtenus, l’accord a tout de même été signé .

 

En signant cet accord NAO 2018, les organisations syndicales ont encore une fois envoyé un signal à la DG, comme à ceux qui luttent et résistent : même sans donner satisfaction à des revendications avec un coût très faible, les accords sont encore et toujours signés.

 

C’est la porte ouverte à un mépris sans borne de la direction Générale envers les salariés. La DG peut tout se permettre, les accords NAO seront encore et toujours signés ! Sauf si les salariés s’invitent en force dans les négociations…

 

Le résultat de ses signatures répétées tous les ans et les miettes envoyées au visage du personnel est catastrophique pour beaucoup de salariés. Aujourd’hui les paies des compagnons débutants n’ont jamais été aussi près du Smic et les augmentations n’ont jamais été distribuées aussi tardivement dans l’année.

 

L’une des conséquences de signer ces accords est de mettre les salariés « en concurrence ». Chacun s’enferme dans l’individualisme pour essayer de bénéficier de ces augmentations trop rares. Résultat, le climat social se dégrade chaque année un peu plus.

 

La société Dassault possède encore et toujours une situation financière exceptionnelle :

4 milliards d’€uros de trésorerie soit 1 milliard d’€uros en plus en seulement un an ! C’est aussi une distribution de dividendes encore en hausse : 78 millions pour Serge Dassault,  soit 6.5 millions d’€uros par mois !

 

Ces chiffres devraient bien au contraire ouvrir des perspectives tant sur le social que sur l’emploi pour les années à venir que sur notre outil industriel. Alors pourquoi la CGC et la CFDT donnent-elles chaque année un tel consentement à la politique sociale et industriel de la Direction Générale ? ? ? Il est maintenant nécessaire que les salariés s’investissent massivement dans chaque négociation ! 

 

 

 

 

 

 

MAINTENONS LA PRESSION !

 

Bénéfices record, charge de travail pour plusieurs années, versement indécent aux actionnaires, des dirigeants qui s’enrichissent grâce au travail des salariés, et pour les travailleurs rien !

 

La CGT tient à alerter la direction locale sur la répartition des augmentations individuelles, nous ne laisserons plus les salariés attendre plus de 36 mois une promotion sans réagir. C’est pourquoi chaque salarié de Biarritz qui considère avoir un mauvais déroulement de carrière n’hésite pas à se rapprocher d’un élu CGT, afin que nous interpelions les chefs de service.

 

Nous ne lâcherons pas la pression face à cette injustice. Tous les salariés de Dassault doivent être récompensés pour leur travail à leur juste valeur. Le fait qu’un salarié attende sa promotion plus de 45 mois à un petit coefficient est inadmissible dans une entreprise qui fait autant d’argent.

 

 

 

 

Le 25 avril 2018

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