Hier midi, par voie de tract, nous avons pris connaissance d’une lettre envoyées par la CFDT à M. PLAGNOL.  Dans ce tract, la CFDT s’insurge et « redit son incompréhension face à cette logique industrielle».  « Après le départ du titane, de la chaudronnerie, des traitements de surface, etc… c’est une fragilisation supplémentaire de nos spécificités qu’on nous impose ».

Ces dires nous laissent pantois !

Comme vous pourrez en prendre connaissance au verso de ce tract, c’est l’accord GPEC signé par la CFE-CGC et la CFDT qui avalise le plan de transformation voulu par notre PDG. (Art.1)

Cet accord, qui a été signé 2 jours avant les congés de Noël (imposés eux aussi), légitime les actions de la DG.

Grâce à cet accord, la DG vide nos usines de son personnel (Art. 20-3 et 20-4), il facilite la mobilité, la pluri annualisation du temps de travail (Art.22) et surtout ne comprend strictement aucune mesure sur les embauches !!

Aujourd’hui, le travail repart avec moins de spécifiques fabrication, des métiers qui s’en vont, des salariés dans l’incertitude et en proie au désarroi, aucune reconnaissance des compétences via de meilleures rémunérations et tout ça sous l’épée de Damoclès qu’est l’accord GPEC.

Vous vous attendiez à quoi en signant cet accord ?

A force de signer des accords régressifs (participation-intéressement, GPEC, NAO, etc…) dont se sert la DG, ce sont les salariés qui payent les pots cassés et ce n’est pas avec votre belle propagande : « Grâce à nous, c’est 42 fois plus » que les salariés vont se laissés berner.

Participation avant signature 33%, après signature 27,5% =  moins 5,5%.

Ce qui fait un différentiel de -17,5% dans la poche des salariés, sans compter ce que nous vole la DG en nous faisant payer le forfait social !!!

Le constat est simple.

 Nous sommes aujourd’hui, face à une direction générale qui n’a de cesse de tirer les coûts de fabrication vers le bas. Non pas pour vendre plus, ni pour vendre mieux mais pour faire plus de marge.

Il est grand temps que l’être humain soit replacé au centre du projet de l’entreprise : ce n’est pas en « pilotant l’avenir » des actionnaires ni par la régression de nos acquis, que nous passerons par de meilleurs lendemains. Sans cela, il n’y aura pas de lumière au bout du tunnel.

De tout temps, les acquis ont été obtenus par la lutte !

Sans lutte, pas d’avenir pour les salariés.

Biarritz, le 23 Mars 2017

 

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